Au pouvoir : l'imagination
 

Et si la crise du coronavirus nous offrait l’occasion d’imaginer un nouveau monde. La plupart d’entre nous, avons perdu le lien qui nous unit aux autres individus et à la nature en tant que territoire même si elle est toujours bien présente. Nous avons oublié son importance vitale. Il ne s’agit pas de tomber dans l’excès d’une nature idéalisée, juste essayer de nous rapprocher du vivant en changeant nos comportements individuels et collectifs : remettre Dame Nature au centre du débat.

C’est en montrant l’exemple, que nous transformerons le monde. Commençons peut-être par se « désintoxiquer » de la société de consommation, repensons l’impact de nos modes de vie, de nos comportements, mais aussi de nos représentations. Il s’agit par exemple d’opter pour un mode de vie et une consommation responsable et respectueuse de notre environnement. Un simple achat peut avoir des répercussions sur notre environnement. Aujourd’hui faire ses courses est devenu un acte citoyen : Il faut par exemple « prendre le temps » de privilégier la consommation de produits locaux dont la production est traçable et n’impliquent pas l’utilisation d’agents toxiques...

Cependant les agissements individuels ne suffiront pas à changer la donne. C’est l’hyper- consommation qui fait le plus de dégâts, et ne fait qu’exacerber l’écart entre les classes sociales. La publicité, l’obsolescence programmée des produits, les soldes toute l’année, la performance, tout nous pousse à consommer toujours plus. Réexaminons nos besoins essentiels dans nos sociétés et admettons que l’augmentation des richesses produites n’est pas absolument nécessaire pour améliorer la qualité de nos vies.

Il est peut-être aussi venu le temps de « relocaliser ». La crise du Covid 19 nous a montré les interdépendances dangereuses entre les pays comme par exemple la fabrication de 70 % des masques basée en Chine. La relocalisation va permettre de réduire l’empreinte écologique, énergétique pour faire fasse aux défis tels que le changement climatique, mais aussi la création de l’emploi.

Il faut échanger notre culture de l’individualisme, par une culture de l’altruisme et de l’entraide pour éviter le risque de chaos social.

Pour échapper aux scénarios extrêmes nous avons le devoir de construire collectivement un nouveau scénario : « Au pouvoir: l’imagination ».